samedi 14 novembre 2009

Abyssale partie de pêche


-2009 Sortie officielle du fanzine canadien Brins d'Eternité n°25.
La revue publie ma nouvelle Abyssale partie de pêche, servie par l'inquiétante illustration de Pierre Tardif. Première publication à l'étranger !







Le réchauffement climatique s'accompagne d'une étrange maladie, la Simplification. Le capitaine Ted Naiko, l'un des derniers pêcheurs en mer, en découvre l'origine au cours d'une singulière plongée.



Commander ce numéro.

Un petit mot de "l'ermite de Rigaud" à propos de la nouvelle :
"Le capitaine Ted Naiko ratisse les mers pour y trouver du poisson sauvage. Lorsque son équipage tend ses filets dans l'océan, il fait une bouleversante découverte... Réussite complète que cette nouvelle originale, où des choix amoraux se font dans l'intérêt commun ou individuel."

Et ce très agréable commentaire de SyreeniLe texte du français Phil Becker est génial. (***coup de coeur***) Il me rappelle beaucoup ceux de Natasha Beaulieu même s’il ne traite pas du même sujet! Sa nouvelle, Abyssale partie de pêche. est fouillée, soignée, travaillée… bref, excellente! J’ai peine à croire, d’après sa mini-biographie, que l’auteur n’a commencé à écrire qu’à partir de 2007. Ou c’est un génie ou il a commencé bien plus tôt et que la date affichée n’indique que l’année où il a décidé de rendre publiques ses œuvres.

Un commentaire de "Maplebooks" : 
"abyssale partie de pêche semble tiré d’une collaboration entre Jules Verne et Lovecraft."

Edit : Abyssale partie de pêche est publiée à nouveau dans la revue Frontières, numéro 0, février 2011. A lire ici.
Elle est publiée une troisième fois dans l'anthologie Dix ans d'Eternité aux éditions Six Brumes.

jeudi 15 octobre 2009

Le Onzième Etage















-2009 Sortie du fanzine AOC n°13, dernière publication du club Présences d'Esprits.
Il contient ma nouvelle Le Onzième Etage, superbement illustrée par Grigou.

(Au passage, merci à mon ami Martin, écriveur lui aussi, qui un jour m'a lancé "Tu habites à quel étage ? Onzième ? Pourquoi ne pas écrire une nouvelle sur un onzième étage ?")

La rumeur prétend que depuis le onzième étage on aperçoit le Sol, un monde plat et horizontal. Léo, apprenti pêcheur de poissons volants, vit au treize-millième étage, et veut en avoir le coeur net.

Pour commander (en cas de réédition, car je crois qu'il est épuisé)


et une sur ce blog

samedi 10 octobre 2009

Kaus Primera, ou le Syndrome de la Moitié

Je suis victime d'une fâcheuse affection, le blocage à la moitié d'une histoire.

Cette année, j'ai ralenti les nouvelles pour tenter de me mettre sérieusement au roman, en revoyant mes ambitions à la baisse: maximum 300 000 ou 400 000 signes pour l'histoire complète. Décor réduit également: c'est un planet opéra. Ca oscille entre SF et Fantasy. Un titre provisoire: Kaus Primera. Un thème, plutôt classique: la colonie abandonnée, une civilisation retombée dans l'archaïsme pour un plus grand choc avec le retour de la technologie. Une structure en trois points de vues alternés: la même situation vue par trois personnages qui se croisent. Ce n'est sans doute pas la forme la plus évidente pour un premier roman mais cela s'est imposé à l'écriture.

Et me voilà à la moitié, avec mes 200 000 signes pondus, non corrigés. Et là, je bloque. C'est le noeud de l'histoire, le moment où tout bascule, où les choses s'accélèrent pour glisser vers le dénouement. Et depuis des semaines, sous le poids de cette responsabilité, je stagne au milieu de mon chapitre sans parvenir à avancer d'une ligne.
Du coup je digresse en écrivant des bouts de nouvelles peu inspirés (des moitiés, comme par hasard), jalousant ceux qui tiennent jusqu'au bout d'un bouquin. Allez, encore un haïku et je me remets à Kaus. Bon, deux haïkus, alors.

Ma victoire ne sera pas d'écrire quelque chose de publiable. Ce sera d'écrire quelque chose de terminé. Je vous tiens au courant.

vendredi 11 septembre 2009

Tout et n'importe quoi

Quoi de mieux qu'une petite jig irlandaise pour accompagner la lecture d'un ouvrage fantasy aux accents celtiques ?

La relation est ténue, mais me permet de parler de mon centre d'intérêt du moment, les flûtes irlandaises. Piètre musicien, je suis cependant tombé amoureux de l'objet et du son, comme une évocation de paysages verts, brumeux et elfiques. Et pour tous ceux qui comme moi apprécient la création sous toutes ses formes, il est facile de fabriquer ses propres instruments, inesthétiques mais d'un coût modique.

Sur la photo: des flûtes en PVC: deux tin whistle, un low whistle et une irish flute, le tout en D (ré), ainsi qu'une overtone à un trou (un souvenir de flûtes en bambou faites en colo).
















Avec un tuyau PVC (grandes surfaces brico) à environ 2€, on taille entre trois et six flûtes. Il faut compter 1 à 5€ pour le cylindre de bois dans lequel on pourra couper des dizaines de bouchons de becs (que l'on peut faire aussi avec des gommes). Rajouter les outils: une scie à métaux premier prix, une paire de ciseau dont la pointe servira à creuser les trous et une lime "queue de rat" pour affiner. Un accordeur électronique (20€ environ) est un plus pour une meilleure justesse.
Si le son est légèrement moins riche que celui des instruments du commerce, le rapport qualité-prix est imbattable.

Voici une méthode très pratique fournissant les côtes (rapports diamètre, longueur, position des trous selon la tonalité).
Et un petit programme permettant de paramétrer ces côtes pour la traversière.
Un forum pour apprendre la musique traditionnelle celtique.
Et sur ce site commercial, des partitions gratuites à télécharger.

Voilà. Lancez vous, on devient vite accro...


Edit 2010: Un forum consacré à la facture de flûtes vient d'être créé, et c'est ici !

samedi 8 août 2009

Le chat vivant

(Je m'ennuyais. J'ai pondu ce court délire, dont le seul but est de frustrer le lecteur. Comme personne n'en voudra, allez hop, sur le blog !)

Le chat vivant

Le chat trépané buvait dans un bol transparent. C'était un gros chat roux et blanc. La partie supérieure de son cerveau, d'un rose grisâtre, émergeait d'un liquide clair qui clapotait à chaque mouvement. Des gouttes frappaient le carrelage. Le bord de son crâne tranché, noirci, semblait avoir été cautérisé par une forte source de chaleur. De part et d'autre du chat, quatre chiens de type Yorkshire, qui eux ne présentaient aucun signe de mutilation, tendaient le cou vers le bol pour se désaltérer à leur tour. L'un deux, manifestement incapable d'atteindre son but, se mit à laper le liquide où baignait la cervelle du chat, donnant de temps à autre un coup de langue sur la matière molle. Le chat ne broncha pas, il continua de boire comme si de rien était, lentement vidé de son liquide encéphalique.
Adrien fit mine d'intervenir, mais Sam le retint d'une main sur l'épaule.
« Mais si il lui mord le cerveau ? fit Adrien, c'est con ces chiens-là.
– Je crois pas que ça changerait grand-chose, répliqua Sam, c'est le chat de Schrödinger. Il est à la fois mort et vivant. Jamais rien compris à ces trucs-là.
– Ah c'est lui ? Les machins quantiques et tout ? Je croyais que si on l'observait il devenait soit mort soit vivant.
– Pas ici en tout cas », fit Sam, l'air pensif.
Le grand homme maigre s'appuya aux barreaux de la fenêtre. Adrien poursuivit.
« Pourquoi il a la tête ouverte ?
– Ben ça doit être les scientifiques, répondit Sam. On a pas souvent l'occasion de mater les neurones d'un mort-vivant.
– Il s'appelle comment ?
– Illusion. Ca lui va bien, hein ?
– Illusion ! appela le jeune homme en claquant de la langue, Illusion ! Viens voir ici... »
Le chat de Schrödinger se redressa à la mention de son nom. Le York, voyant sa source d'occupation lui échapper, se mit à grogner. Illusion l'ignora superbement et s'approcha des deux hommes en se dandinant. Se jugeant un peu trop docile, il bifurqua au dernier moment et feignit de s'intéresser étroitement aux pieds chromés de la table de cuisine.
« Il a l'air gentil, dit Adrien.
– Je me demandais, fit Sam, tu crois que nous aussi, on est deux choses à la fois ? Je veux dire, si le chat est mort-vivant, pourquoi pas nous ?
– Sais pas. T'as vu, les clebs, ils se ressemblent drôlement. C'est peut-être des clones ou un truc comme ça.
– C'est peut-être le même chien », murmura Sam, comme pour lui-même.
Adrien fixa les animaux. Visiblement il n'avait pas songé à cette éventualité.
Soudain, un trou-de-ver se forma au milieu de la pièce. C'était un de ceux qu'on activait par champ magnétique, puis qu'on agrandissait et maintenait grâce aux particules d'antimatière. L'air tremblota comme au-dessus d'un feu, et un nuage gris s'intensifia au centre de la singularité. Sam et Adrien s'éloignèrent par précaution. Illusion se blottit sous une chaise et feula. Les Yorks s'étaient regroupés à l'autre bout de la cuisine.
« On pourrait pas l'emprunter ? chuchota Adrien.
– Nan, c'est un sens unique. »
Un physicien franchit le trou-de-ver et posa le pied sur le carrelage en damier. Il portait une blouse blanche et des lunettes aux carreaux épais. Sa tignasse ébouriffée tombait sur un visage mal rasé. Un vrai cliché.
Il affichait un large sourire. Le trou-de-ver se referma derrière lui.
« J'ai réussi ! » s'écria-t-il.
Il dévisagea tour à tour les deux hommes. Son sourire s'estompa.
« Heu... Où suis-je ? dit-il, avant de se reprendre. Vous parlez peut-être pas ma langue...
– Si, fit Sam.
– Je suis... sur Terre ? interrogea le physicien.
– Vous êtes dans la cuisine, affirma Sam, impassible.
– Et où se trouve la cuisine ? s'enquit l'homme en blouse, soupçonneux.
– Regardez par la fenêtre », dit Sam en s'écartant.
Le scientifique s'exécuta.
« Nom de Dieu ! s'exclama-t-il.
– C'est le cas de le dire. »
Illusion miaula.

mardi 14 juillet 2009

Don Lo sort son Djeeb !


Don Lorenjy, alias Laurent Gidon, publie sont premier roman de fantasy: Djeeb le chanceur, aux éditions Mnémos.
Don Lo est membre d'un petit groupe de sept auteurs plus ou moins débutants dont je fais partie (nous avons été mis en contact les uns avec les autres après avoir été recalés "avec mention" sur la même anthologie).
Ayant apprécié son premier roman plutôt SF, "Aria des Brumes", j'ai hâte de découvrir son incursion dans la fantasy. Un grand auteur est-il en train de se révéler ? En tout cas la couverture est alléchante...

Le blog de Don Lorenjy

vendredi 5 juin 2009

Le Canapé de l'Amazone


-2009 Le fanzine AOC n°12 vient de sortir ! Il contient, entre autres, ma nouvelle "Le Canapé de l'Amazone", gratifiée d'une magnifique illustration de Virgilles.








Trois Vikings ressussités dans un improbable paradis des seigneurs: un appartement vide dans une tour. Le mobilier s'obtient au mérite...

Le lien

Un chronique de ce numéro sur ce blog

lundi 18 mai 2009

Présences d'Esprits / AOC sort AOC Millésime


Véritable Best-of regroupant les meilleures nouvelles du fanzine "Aventures Oniriques et Compagnie" (AOC, quoi).
Je viens de le recevoir, et je me le sers à petites doses pour faire durer le plaisir. Chaque nouvelle est un bijou d'inventivité, ça se boit comme du petit lait.
En plus, deux inédits d'auteurs renommés: Francis Berthelot et Xavier Mauméjean.
Je recommande.

Direction le bon de commande

dimanche 17 mai 2009

A propos du Prix Pépin

Le prix Pépin est une sympathique initiative: il s'agit d'écrire un texte de science-fiction de 300 signes maximum (quelques lignes, donc).







J'ai eu la chance de voir un de mes textes, "Neolang" faire partie du recueil Pépin 2008, et d'obtenir (je viens de l'apprendre ;), pour le prix Pépin 2009, le Pépin de Bronze avec "Antiquité à vendre". (Pépin d'or obtenu par Swald avec "Rêve").
En plus, le format (un texte / une illustration) est très agréable et les nouvelles valent le détour. Le cru 2009 m'a impressionné par sa qualité.

Voici le lien vers le site http://prix-pepin.monsite.wanadoo.fr
Et son blog.
Il est possible d'y voter pour le prix du public.

Edit: Les pépins 2009 sont publiés dans le fanzine Géante Rouge n°18

jeudi 14 mai 2009

Entre-temps


-2008 Entre-temps. Courte nouvelle pour laquelle j'ai obtenu une "mention-prix", catégorie "Prix du Jeune Auteur", au concours organisé par Les Ecrivains Méditerranéens. Publiée dans un numéro de la revue Souffles, "Survivances la nuit venue".

C'est une histoire d'entrecroisement d'époques. Des cosmonautes du futur, à la recherche d'un amour perdu, entrent en contact avec une communauté médiévale du passé.


Quelques infos sur les écrivains méditerranéens: http://www.vedrinespoesieroman.com/lesecrivainsmedi/index.html

Edit 2010: Cette nouvelle est également publiée sous forme de feuilleton dans le journal "La Semaine du Rousillon", en quatre épisodes à partir du 08/07/2010.

Intersections Aquatiques


- 2007 Intersections Aquatiques, nouvelle pour laquelle j'ai obtenu la médaille d'argent au concours "Lettres de Sable", publiée dans "Les étangs magiques" le recueil collectif d'une petite association de Palavas-Les-Flots.

De nos jours, un homme plonge dans un étang sur la côte méditerranéenne. Quand il émerge, c'est dans un autre monde et dans un lointain futur, sans son épouse ni sa fille. Dès lors, chaque immersion dans une étendue d'eau le projettera vers un ailleurs imprévisible...

La Pause





- 2007 La Pause, première nouvelle écrite, et première publiée, dans le recueil de quatre nouvelles "L'Antre des Mondes", qui réunit les lauréats du concours organisé par les Editions de l'Antre. "La Pause" a obtenu le deuxième prix. (Premier prix: La Prophétie des Miroirs, de Sylvie Dubin).




Dans un futur post-apocalyptique, le temps a été figé et les humains ne sont plus que des statues immobiles. Seules quelques familles survivent encore dans une cité, au coeur d'un monde en pause.

On peut commander l'ouvrage juste ici

Voici le lien vers l'éditeur: http://leseditionsdelantre.free.fr

Contact

Vous pouvez me joindre à l'adresse mail suivante: phil.becker@cegetel.net