dimanche 21 décembre 2014

L'année 2015 sera Xavi

La saga de Xavi El Valent, c'est une série de livres de fantasy, dont les deux premiers tomes sont co-signés Philippe Ward, François et Boris Darnaudet, Gildas Girodeau. Les aventures ont pour particularité de se dérouler dans un sud de la France alternatif, autour des XIIe et XIIIe siècles.
Nous sommes donc à mi-chemin entre un défouloir épique avec un bestiaire improbable, et des références historiques Catalanes et Occitanes (on y évoque notamment les Cathares et la croisade des Albigeois).

Très vite, l'univers s'est élargi, et les auteurs ont souhaité y intégrer des récits parallèles qui ne soient pas nécessairement centrés sur le personnage de Xavi El Valent.

J'ouvrirai le bal de la série parallèle en signant mon premier roman qui paraîtra en 2015, Le Lycan Blanc. Bien qu'assimilé à l'univers Xavi, il pourra se lire de manière indépendante.

Comment suis-je arrivé à ce projet ? Il se trouve qu'à l'occasion d'un festival du livre, j'interviewais pour un journal local les auteurs Boris et François Darnaudet à la terrasse d'un café. J'ai dû mentionner à un moment ou un autre que j'écrivais de la SF.
Résumé de l'âpre négociation qui suivit :
- Tiens ça te dirais d'écrire un volume de la saga ?
- Oh oui.

Un peu plus tard, j'ai compris que "Chabi" s'écrivait en réalité Xavi, et j'ai commencé à potasser l'univers pour poser mon décor. Au bout d'un an d'écriture et de remaniements, et après soumissions d'extraits à l'éditeur, le premier jet du Lycan Blanc était prêt. Il faudra encore patienter au moins jusqu'à l'été 2015 pour la sortie.
Aujourd'hui, alors que les deux premiers tomes de la saga pourraient bien être réédités en poche, Xavi Univers se dote d'un site internet et d'une page Facebook.

N'hésitez pas à y faire un tour !

vendredi 5 décembre 2014

Fiction, bonne nouvelle et crowdfunding

La revue Fiction a retenu l'une de mes nouvelles pour son prochain numéro. C'est assez étrange d'être publié par la plus ancienne revue pro d'imaginaire français (1954 quand même), dans une nouvelle formule qui publie de très grand noms de la SF (G.R.R. Martin, Robin Hobb, Robert Silverberg, pour ne parler que d'eux).


Bref, un grand honneur de rejoindre ce support de près de 300 pages, dont je parle déjà ici. J'évoquerai le texte en question à sa sortie.

L'autre point de ce post, c'est le financement participatif que vient de lancer la revue. Un appel aux dons pour atteindre 5000 euros et continuer sereinement cette publication tout en couleurs malgré l'absence d'aide du CNL.

Voici donc le lien Ulule pour donner un coup de pouce à Fiction, à partir de 5 euros, et toujours avec des contreparties.

J'appelle évidemment au soutien, d'abord pour l'égoïste raison que la revue me publie et ensuite parce que cette revue est un régal que je recommandais déjà avant cette bonne surprise.

vendredi 28 novembre 2014

AOC n°34

Je livre ici mon petit avis sur le 34e Aventures Oniriques et Compagnie, qui n'est pas n'importe quel AOC puisqu'il regroupe les textes lauréats du dernier prix Visions du Futur.

Une grande artiste, de Marthe Machorowski (3e ex-aqueo) : un très beau texte fantastique centré sur deux personnages : ce professeur d'arts platiques amer et cette élève handicapée qui le surpasse de son talent, avec ses sculptures déchirées. Un talent qui n'est peut-être pas tout à fait naturel...
Marthe Machorowski a une belle écriture et on se laisse facilement porter par la nouvelle.

Famille Waldeck, cité Tomate, de Julie Conseil (3e ex-aqueo) : Nous sommes dans une dystopie qui m'a rappelé les nouvelles de l'âge d'or de la SF, dans le bon sens du terme. Les pauvres - quoi que syndiqués - vivent sur des satellites pour servir les nantis de la planète Industria. Difficile de se révolter quand on est payé en calories. Si le contexte n'est pas particulièrement novateur, le récit est bien mené, et le personnage de Ninh, ce travailleur un peu simple, est touchant. Une réussite.

Le dernier croyant, d'Etienne Girard (2e prix) : Ne sachant pas tout de suite où l'auteur voulait en venir, j'ai eu un peu plus de mal à accrocher à cette nouvelle SF. Dans un futur vaguement post-apo, un détective traque un prophète qui tente de raviver le christianisme, dans une cité où tout ce qui n'entre pas dans le cadre du "grand contrat" est subversif et interdit. Néanmoins un joli twist final (que je n'ai pas vu venir) vient apporter une nouvelle lecture du texte.

In Vinylo Veritas, de Bruno Pochesci (1er prix) : Je crois que je pourrais reconnaître une nouvelle de Bruno Pochesci même si elle n'était pas signée. Que l'on apprécie ou non le vocabulaire cru et le mélange de phrases littéraires et d'argot (le monsieur serait-il un amateur de Dard et de Céline ?), il faut reconnaître qu'il s'est trouvé une voix. In Vinylo Veritas nous ramène dans le fantastique, avec ce personnage bien campé d'un réalisateur sur le retour adulé pour le tournage du concert d'un groupe mythique. Intriguant de bout en bout, avec un final too much sans doute à prendre au second degré, ce récit mérite son premier prix pour sortir franchement des sillons habituels des vinyles de la SF, ne serait-ce que par le style.




samedi 15 novembre 2014

Dix ans d'éternité

Avec les éditions Six Brumes, la revue canadienne Brins d'Eternité lance son anthologie Dix ans d'éternité qui contient les textes les plus marquants publiés depuis sa création.

J'ai la chance d'y voir publiée à nouveau ma nouvelle Abyssale partie de pêche, aux côtés des auteurs suivants : Jean-Pierre April, Geneviève Blouin, Claude Bolduc, Dave Côté, Alain Ducharme, Frédérick Durand, Geneviève Fournier-Goulet, Pat Isabelle, Pierre-Luc Lafrance, Isabelle Lauzon, Alexandre Lemieux, Romain Lucazeau, Martin Lessard, Yves Narbonne, Pascale Raud,Jonathan Reynolds, Carl Rocheleau, Jean-Louis Trudel et V.K. Valev.


Rendez-vous par ici pour acheter cette très belle anthologie. Il suffit d'envoyer un mail à l'adresse indiquée pour avoir les tarifs depuis la France.

Un petit mot de "Maplebooks" à propos de ma nouvelle : "Une abyssale partie de pêche" semble tiré d’une collaboration entre Jules Verne et Lovecraft.
On a vu pire comme comparaison !

mercredi 15 octobre 2014

Fabriquer sa bibliothèque

J'ai fait cette bibliothèque il y a un an, c'est basique, mais je me dis que donner quelques cotes va peut-être permettre d'aller plus vite à ceux qui se lancent.

Avec des bibliothèque pleines à craquer un peu partout dans mon trois pièces, il me fallait gagner des étagères d'urgence. J'en avais assez des bibliothèques trop profondes qui obligent à doubler ses rangées de livres en masquant les couvertures, ou des étagères type "Billy" qui se disloquent avec des taquets qui finissent par creuser l'aggloméré, des planches qui gondolent au moindre dictionnaire ou des meubles qui ne montent pas assez haut.

Il me fallait quelque chose de peu profond, qui ne gêne pas le passage, pour mettre des poches et des brochés. Du robuste, avec exactement les hauteurs désirées entre les étagères pour optimiser la hauteur. Comme il n'y avait rien de ce type sur le marché, du moins à petit prix, j'ai donc fabriqué ma bibliothèque. Et c'est encore plus simple que je ne l'imaginais.

L'idée est d'acheter des planches en pin dans un magasin de bricolage. Les dimensions proposées vont très bien, ce qui évite la moindre découpe.


J'ai pris tout en double car je voulais deux meubles côte à côte, mais voici ce qu'il faut pour un seul.
Deux grandes planches de 20cm par 200cm (épaisseur 1,6 à 2cm).
Neuf planches de 20cm par 80 ou 86cm (épaisseur 1,6 à 2cm).

Un petit croquis très simple suffit pour positionner ses étagères. J'ai compté des espacements de 20 et 22cm pour les poches et les formats intermédiaires. 25 à 30cm pour les brochés.

Il faut se munir d'une perceuse visseuse (c'est là qu'il peut y avoir investissement si vous n'en possédez pas), de forets de 4mm et de vis à bois à tête conique de même diamètre.

Avec une règle et une équerre, j'ai tracé sur les deux longues planches un double trait représentant l'épaisseur de chaque étagère. A l'intérieur de ce double trait, deux croix pour les trous à percer. (imaginez des emplacements de taquets). Faire attention à ce qu'une croix ne soit pas plus haute que l'autre, l'étagère pencherait.
Je mets la grande planche entre deux chaises et je perce les trous. Puis je reporte les emplacements sur la deuxième planche en passant un crayon dans les trous. Perçage de l'autre montant.



Ensuite, je place l'une des planches trouées entre deux chaises en m'arrangeant (avec une pile de bouquins, par exemple) pour pouvoir glisser quelques étagères en dessous de manière à ce que le montant repose dessus. (voir la photo où la bibliothèque est couchée sur le côté, même si là les deux montants sont placés). L'étagère est bien positionnée quand son épaisseur masque les trous et qu'elle est perpendiculaire (équerre).

J'avais commencé en pré-perçant l'épaisseur des étagères avec des forêts 2mm, mais c'est inutile. Le pin est si tendre que vous pouvez visser directement. 
Passage à la visseuse donc. La tête conique s'enfonce dans le bois, pas besoin de chanfreiner les trous, la vis ne dépassera pas. On retourne ensuite l'ensemble et on fait de même avec l'autre montant (c'est là que j'ai pris la photo ci-dessus).

La version peinte à côté de la version pas encore peinte...

Une équerre discrète sous l'étagère
permet de la fixer au mur.
On obtient une bibliothèque brute mais déjà très solide, car toutes les étagères sont fixes et participent à la solidité de l'ensemble. Petit coup de papier de verre sur les angles et la surface.
Ensuite, j'étale des journaux et je passe à la peinture. Et là, pardon pour l'assonnance, mais j'ai été surpris de la facilité avec laquelle le pin se peint. J'ai appliqué une seule couche de peinture noire "bois - fer extérieur" de moyenne gamme, en tartinant généreusement. Après avoir fait les deux meubles, il en reste encore pas mal dans mon pot de 2,5 litres. Un an plus tard, pas la moindre écaille ni égratignure, on dirait que c'est teinté dans la masse.

Une paire d'équerres métalliques, à placer sous l'une des étagères, permettra de fixer le tout au mur. Les livres rendront la fixation invisible. J'ai rajouté une paire de lampes de bureau led à pince sur le dessus pour voir les bouquins sans tout allumer.



Bilan de l'opération, de quoi ranger pas loin de 500 bouquins dans une bibliothèque guère esthétique mais très solide, pour moins de 200 euros (les deux meubles) si vous avez déjà la perceuse. Voire moins de 150 si, contrairement à moi, vous achetez du premier coup les bons forets et les bonnes vis, ou encore moins cher pour ceux qui ne la peindront pas (le pin brut c'est très beau, dommage que ça n'allait pas chez moi).

Remarque : la profondeur de 20cm n'est pas adaptées aux bandes dessinées, qui risquent de dépasser.

dimanche 12 octobre 2014

AOC n°33

Et voici un avis sur le 33e numéro d'Aventures Oniriques et Compagnie.
Le précédent opus avait placé la barre haut. Celui-ci l'explose. J'ai non seulement aimé toutes les nouvelles, sans exception, mais trois d'entre elles sont des coups de cœur. Si l'on ajoute la présence d'une BD et un édito fort intéressant, on tient l'un des meilleurs AOC de tous les temps.

A se procurer d'urgence par-ici.

L'employé polyvalent, de Holden : premier coup de cœur avec ce texte évoquant le parcours d'un nouvel employé dans un bureau complètement absurde, où aucune tâche n'est expliquée. Ce parfum de surréalisme m'a rappelé l'administration dans le Brasil de Terry Gilliam, et d'autres films aux mécaniques décalées, cauchemardesques (Yorgos Lanthimos, Dan Pita, tous ces réalisateurs...).

Noble mystère, de Diane Ackerman : une nouvelle en forme de conte qui évoque l'approche d'un pégase par trois petites filles. Malgré une histoire un peu trop enfantine à mon goût, j'ai apprécié le contexte de Grèce antique et l'écriture agréable à suivre.

Tournez manège, de Marthe Machorowski : ce récit semble lui aussi démarrer comme un conte, avec la description de ce responsable de manège dans un petit parc d'attraction. La fin de la nouvelle, très noire, surprend d'autant plus. Un joli tour de force.

Trous de mémoire, de Marie Latour : coup de cœur numéro deux avec un univers où les gens achètent et vendent des souvenirs. Si l'idée d'un apprentissage par une simple injection n'est pas novatrice, l'approche de Marie Latour est envoûtante. Le narrateur est poussé à vendre progressivement tous ses souvenirs, au grand désespoir de sa compagne. L'histoire est poignante, chaque mot tombe juste. Bref, un très beau texte.

Les divins divertissements du maître facteur, de Adeline Tossello : et voici le troisième coup de cœur. L'auteure m'a tout simplement transportée dans son Egypte à la fois steampunk et antique, où le narrateur est une automate dont la description est juste sublime. Entre golem et statue de fer, Marine abrite une fourmilière, des poissons et toutes sortes d'éléments qui participent à lui donner vie. Qui lui permettent d'avoir un regard tout particulier sur les curieuses activités de son Maître...

Et enfin la bande dessinée, qui est un épisode de Roc et Stella, (La Matrice) par Tony Szabo : cette fois nous revenons aux origines avec la première rencontre entre Roc et Stella. Voilà qui plaira à ceux qui ont connu quelques autres épisodes du même duo, peut-être moins aux autres qui ne verront là qu'une introduction. On appréciera l'excellent trait du dessinateur-auteur.


vendredi 19 septembre 2014

Cette plume qui nous échappe

Mon premier roman est validé. Pas encore de date de sortie, le contrat et les corrections de l'éditeur doivent encore arriver. C'est un drôle de sentiment de voir que ce qui a coûté une année d'écriture n'est désormais plus tout à fait entre vos mains. Ce bouquin, qui sera de l'héroic fantasy orientée action / aventure, je le suis désormais comme j'attendrais la sortie de n'importe quel ouvrage. De loin.

Et je m'étais fait des plans pour la suite. Terminer les trois nouvelles que j'avais mises de côté. Et entamer un projet d'essai / fiction en littérature blanche qui me tient à cœur.
Cela aurait pu se dérouler comme ça. J'ai posé quelques lignes à la suite d'un début de nouvelle. Les mots accrochaient, ne voulaient pas venir. Les idées étaient là, mais... Cette impression d'avoir régressé. Pendant des semaines, je me suis enfermé dans l'idée que je ne savais plus écrire, que j'avais laissé quelque chose dans le roman.

Et puis j'ai ouvert une autre fenêtre du traitement de texte et j'ai commencé un truc. Une histoire post-apocalyptique. Je ne voulais pas écrire ça, il y en a tant d'autres, des histoires post-apo. C'est presque la mode. Mais j'ai l'univers juste là, derrière les yeux, et ce sentiment de revivre. Zut. Ma plume va vraiment où elle veut.

En attendant, même si la maquette et le titre ne sont pas définitifs, voici à quoi pourrait ressembler mon premier roman, à paraître en 2015 chez Rivière Blanche. L'illustration est de Christophe Palma.



samedi 23 août 2014

AOC n°32

Avec l'habituel retard, voici un petit avis sur le dernier Aventures Oniriques et Compagnie. Ce très joli 32e cru méritait un petit mot.

Pensez à faire un tour sur le site de Présenses d'Esprits pour vous abonner ou acheter ce numéro !

- Le jour où mardi fut suivi de mercredi, de Hugues Licvetout.
Cette nouvelle à chute prend place dans un univers post-apocalyptique aux accents de western. Un détective y cherche un nombre incalculable de disparus. L'écriture est fluide et l'histoire se lit bien. Seul reproche, le contexte et le pitch sont un peu convenus. Il est dur de faire une intrigue élaborée en peu de pages, mais on reste un peu sur notre faim.

- En Adon je puise mes forces, de Dominique Lemuri.
Ce planet-opera à trois voix présente le point de vue d'une humaine sur une planète encore peu évoluée, où les mythes sont encore bien présents - et peut-être même bien vivants -, le point de vue d'un policier ainsi que celui de la créature qu'il poursuit. Cette dernière se réfugie sur la planète en question. Joli tour de force que ces regards si différents sur les mêmes événements. Et un style bien rythmé, entre description et phrases courtes.

- La Banshee, de Tom Araudio.
Sans hésiter mon coup de cœur de ce numéro, et sans doute ma nouvelle favorite depuis plusieurs numéros. La Banshee nous plonge dans les mythologies scandinaves avec une guerrière qui se retrouve accompagnée de la Valkyrie à qui elle a sauvé la vie. L'écriture est envoûtante et les personnages sont profonds, superbement travaillés. Cette amitié qui finira par se briser est particulièrement poignante. Bref, que du bon, j'en redemande !

- Noir comme pétrole, de Dean Venetza. (prix Geekopolis de la nouvelle)
Sans doute le texte qui m'a le moins convaincu. La première partie évoque des survivants qui attendent l'apocalypse - l'hiver nucléaire en l'occurrence - dans un appartement. Puis nous nous retrouvons dans un bombardier américain pendant la seconde guerre mondiale, avec un twist final qui éclaire le début d'une lumière nouvelle. Si cette chute est bien pensée, et si l'écriture est tout à fait correcte, l'absence totale d'intrigue ou d'enjeu m'a malheureusement éjecté du récit. Parfois, ne pas savoir où l'auteur veut en venir est un plus. Ici, je n'ai pas réussi à y entrer.

Enfin côté illustrations intérieures, le degré de finition est assez inégal (un côté un peu trop crayonné à mon goût pour certaines, même si celle d'Aline Lascols, tout en rondeurs, reste intéressante), j'apprécie particulièrement celle de Dog pour la première nouvelle.

vendredi 1 août 2014

Fiction nouvelle mouture

La revue Fiction remonte, si je ne m'abuse, aux années 1950. Au printemps 2014, une nouvelle mouture voit le jour. Le deuxième numéro de cette mise au jour est déjà sorti, mais comme j'ai du retard de lecture, un petit mot sur ce premier opus (qui est en fait le numéro 18 des "Fiction" repris en 2005 par Les Moutons Electriques).

Plus que jamais, Fiction impose le "Mook", c'est à dire la fusion entre magazine et livre. Et, au regard de la quantité de nouvelles digne d'une l'anthologie et du format épais (quelques 272 pages), c'est bien un livre broché qu'on a l'impression de tenir. Du coup les 15 euros semblent plutôt justifiés.
La patte graphique très reconnaissable d'Aurélien Police est efficace, classieuse. En couleur à l'intérieur.

Voyons le contenu. Les deux entretiens croisés Norman Spinrad / Yal Ayerdhal, et Justine Niogret / Jean-Philippe Jaworski, ont de quoi faire saliver. Le côté interventions libres autour d'un café rend l'exercice plus vivant même si, pour ma part, j'aime autant les interviews simples. Un entretien croisé c'est prendre le risque de digressions qui partent un peu dans tous les sens. Reste que je les ai lus avec plaisir.
Suit un essai intéressant sur la vision par les machines, et une séquence poético-photographique à propos de la graisse. Le lien avec l'imaginaire reste ténu, mais c'est original et bien scandé. J'avoue ne pas savoir qu'en penser. Deux autres petits essais suivent, l'un, très bibliographique, sur les mutants dans l'imaginaire, l'autre sur la littérature expérimentale. Ce dernier m'a rappelé, encore, qu'il faut absolument que j'achète La Maison des feuilles de Danielewski.


Puis vient la grosse part du gâteau : une douzaine de nouvelles, dont une partie traduites. J'apprécie le mélange francophone / non-francophone. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu des nouvelles avec autant de plaisir, et ça m'a rappelé mes découvertes dans la GASF des années 1970.
On attaque fort avec une nouvelle fantasy inédite de Robin Hobb. Malgré ce qu'on dit sur le côté fantasy commerciale des ouvrages de la dame, je reste un grand fan de ses sagas et de sa technique narrative hautement addictive. Hasard de naissance fait partie d'un univers partagé mais peut se lire de manière indépendante. Et là encore, le texte est un petit bijou, un récit initiatique avec des personnages délicieux.
Je n'évoquerai pas l'ensemble des autres nouvelles, toutes de qualité, même si j'ai moins accroché à certains univers. Au menu Timothée Rey, Ken Liu, Steven Utley, Estelle Faye, Elizabeth Hand, Rand B. Lee, Sonia Quémener, M. K. Hobson, Albert E. Cowdrey, John Sladek. J'ai particulièrement apprécié Esprits tordus de Albert E. Coudrey, pour ce mélange entre fantastique et espionnage, avec un excellent humour noir.

Bref, je recommande chaudement. Il faut maintenant que j'attaque le n°19 (été 2014) avant que le 20 ne débarque... Ma PAL aura ma peau.


mercredi 9 juillet 2014

La boucle

L'association NABAB de Bourbon l'Archambault vient de publier un recueil pour les vingt ans de son concours annuel.
Elle a demandé à tous les auteurs précédemment primés au concours de rédiger une courte nouvelle sur le thème "Vingt ans".
Ayant obtenu le premier prix en 2010 pour ma nouvelle Nos habitats interstitiels, j'ai donc pris la plume et c'est avec plaisir que j'intègre ce recueil avec ma nouvelle La boucle. Même si, je ne sais pas pourquoi, mon nom de plume habituel n'a pas été retenu... Pas bien grave.

Cela faisait longtemps que je voulais écrire quelque chose d'un peu différent sur le thème éculé de la boucle temporelle. Les journées sans fin et autres éternels recommencements se sont ringardisés à force d'épuiser le sujet. Avec La boucle, j'ai tenté, sur seulement trois pages, d'écrire quelque chose de plus sombre, qui met en avant la perte de repères et la folie davantage que les choix multiples.

Rémi ne dépasse jamais l'âge de ses vingt ans. A chaque fois que la date approche, son esprit repart vers son corps d'enfant, dix ans plus tôt. Il y perd sa compagne et tout ce qu'il a construit. Mais pourquoi les numéros de Loto qu'il apprend par cœur ne sont jamais gagnants ? Pourquoi son père refuse de prendre des actions Microsoft  ? Et d'où vient cette araignée qui marche derrière le ciel ?

Le recueil Vingt ans ! sera présent dans diverses bibliothèques, mais on peut également le commander directement sur ce site.

mardi 1 juillet 2014

Marsification

L'anthologie Dimension Système Solaire, qui propose des récits évoquant les corps célestes de notre système solaire, vient de paraître aux éditions Rivière Blanche, dirigée par Arnauld Pontier. Je suis heureux d'y publier, parmi 29 textes, ma nouvelle Marsification.

Marsification, c'est ce couple d'étudiants scotché devant la télévision et toutes ces chaînes qui ne parlent que de Mars. C'est cette poussière qui envahit la Terre et c'est la passivité du monde, des médias. L'indifférence de Laura qui se réfugie dans ses mots croisés. Ce sont ces débris qui vibrent, à quelques pas du bloc d'immeubles. Ces bébés morts dans le sable rouge. Ce message alien qui se répète en boucle. Peut-être qu'une présence inconcevable assèche la réalité.

Vous pouvez commander Dimension Système Solaire dans toute bonne librairie ou l'acheter directement sur le site de l'éditeur, au prix de 25 euros, en cliquant juste ici.

Pour faire la promo de l'ouvrage, l'éditeur a mis en ligne les trois premières pages de ma nouvelle, ainsi qu'une courte biographie. Cliquez ici pour lire le début de Marsification.


Voici la liste complète des auteurs de l'anthologie : 
Phil Becker, Jean-François Benat, Lydie Blaizot, Anthony Boulanger, Cédric Burgaud, Franck Cassilis, Julie Conseil, Romain Dasnoy, Célia Flaux, Cédric Girard, Frédérick Guichen, Bernard Henninger, Alexis Hodieux, Gulzar Joby, Sylvain Lamur, Bernard Leonetti, Meddy Ligner, David Mons, Niko, Marc Oreggia, Laurent Pendarias, Rodrigue Piberne, Bruno Pochesci, Yann Quero, Jean-Paul Raymond, Julie Subirana, Benedict Taffin et Vyl Vortex


Un petit mot sympathique sur Marsification dans cette chronique : 
(...) parvient à créer une atmosphère pesante et brumeuse à souhait, non dénuée d’une certaine poésie, dans sa confusion volontaire entre Mars et la Terre, une Terre arrivée en bout de course sociétale.

mardi 27 mai 2014

Ablutions

L'anthologie Malpertuis V vient de sortir, aux éditions Malpertuis, dirigée pars Thomas Bauduret. J'y publie, aux côtés de 23 autres auteurs qui représentent le top du fantastique français, ma nouvelle Ablutions.

C'est une fierté pour moi d'être enfin dans une anthologie pro, et d'avoir réussi à placer du fantastique, ce qui est loin d'être le genre dans lequel j'écris le plus.

Ablutions, c'est l'histoire d'Henri, cet homme un peu vide qui découvre que dans son immeuble, on peut se téléporter d'une salle de bain à l'autre. Voyeur, pervers, est-ce que sa raison ne s'étiole pas, tandis qu'un clan d'autres voyageurs de douches se forme et se déforme ? Sa femme a peut-être raison. Peut-être qu'il est fou. Peut-être que Leita, l'adolescente coréenne à qui il fait l'amour dans la baignoire, ne l'aime pas...

Vous pouvez commander Malpertuis V, au prix de 16 euros, en cliquant ici.

Voici la liste des 24 auteurs de l'anthologie : Phil Becker, Jean-Michel Calvez, Julie Conseil, Bénédicte Coudière, David Coulon, Amélie Ferrando, Jennifer Flajolet-Toubas, Jacques Fuentealba, Olivier Gay, Romain Jolly, Magali Lefebvre, Hélène Marchetto, Agnès Marot, David Miserque, Denis Moreau, Georges Mugand, NokomisM, Véronique Pingault, Mathieu Rivero, Anne-Sophie Rouveloux, Johan Scipion, Léa Silva, Sabine Sur, Guillaume Suzanne.


Et la 4e de couverture : Qui sont ces prédateurs surgis de l’ombre laissant derrière eux des cadavres mutilés, mais que nul n’a jamais vus ? Quel est ce test auquel tout le monde redoute d’échouer, mais dont vous ignorez tout ? Un animal familier peut-il revenir d’entre les morts, a fortiori un rat ? Quel cet étrange château où la fête semble perpétuelle – au point que nul n’y trouve jamais le repos ?

samedi 26 avril 2014

Abyssale chez Six Brumes pour Brins

La revue canadienne Brins d'Eternité lance une anthologie pour ses 10 ans - 10 ans d'Eternité - en sélectionnant ses textes les plus marquants. J'ai l'honneur d'y voir figurer ma nouvelle Abyssale partie de pêche, une histoire qui mêle post-apo, maladie mentale et découvertes sous-marines, auprès d'une vingtaine d'autres textes.

L'ouvrage, prévu pour septembre, doit être publié aux éditions Six Brumes. Pour ce catalogue 2014 l'éditeur s'est lancé dans la précommande, avec un objectif chiffré façon financement participatif.

Vous pouvez donc, via Paypal (conversion euros dollars automatique) notamment, précommander l'anthologie 10 ans d'Eternité et obtenir des bonus (affiche etc), tout en soutenant l'ensemble des projets éditoriaux. Une belle initiative.







dimanche 6 avril 2014

AOC n°31

Avec un peu de retard, un petit avis sur le 31e opus d'Aventures Oniriques et Compagnie. Un riche numéro, avec nouvelles, textes très courts et bande dessinée. On peut l'acheter ici.

Les nouvelles :

A l'arrière des taxis, de Léa Silva : L'auteure nous plonge dans une dystopie intéressante. Cette fois, le pouvoir totalitaire interdit tout simplement la dépression. Un texte bien ficelé avec une chute bien amenée. Seul regret pour moi, avec une histoire si centrée sur le personnage principal qui s'efforce de cacher son état dépressif, on ne sait quasiment rien du background, du fonctionnement du pouvoir.

Invasion en jaune, de Yves-Daniel Crouzet : Un très beau texte dont le style m'a rappelé, je ne sais pourquoi, celui de Jeff Noon. Alors que la terre est envahie de créatures jaunes et velues, inoffensives, des jeunes de quartier s'efforcent de les écraser même si elles sont quasi indestructible. L'auteur amène avec subtilité le thème de l'ennemi commun qui rassemble, même si cet ennemi est innocent.

Quand les oliviers brûleront : de Marine Sivan : J'ai eu un peu de mal à entrer dans le texte, peut-être en raison de tous les termes historiques et mythologiques utilisés, mais finalement Marine Sivan nous plonge dans une Grèce antique particulièrement fouillée, à travers une quête prophétique parsemée d'épreuves, dont une rencontre avec un sphinx. On en sort dépaysé, en réalisant le formidable potentiel de récits que peut fournir l'Antiquité, et qui n'est peut-être pas assez utilisé dans l'imaginaire d'aujourd'hui.


Les textes du matchs d'écriture (textes à thèmes et mots-clefs imposés) :

Le corps du Diable, de Celia Deiana : Une plume superbe (professionnelle ?) qui nous raconte l'histoire de ce jeune homme qui ne ressent pas la douleur, et qui voit une chamane qui peu à peu, le fait souffrir. Une ambiance décalée et glauque comme on les aime.

Le treizième sceau, de Anne Rossi : une histoire d'univers virtuel arpenté par des joueurs qui s'efforcent de débloquer une série de sceaux pour franchir des niveaux... mais sont-ce vraiment des joueurs ? L'histoire est prenante et le twist final juste parfait. Une prouesse sur un format si court.

L'automne est morte, de Ioana Alexandru : le quotidien d'un super héros vu par les yeux de son compagnon avocat qui s'inquiète chaque jour de le voir revenir blessé. Un très bel angle nouveau sur un thème qui est finalement loin d'être épuisé.

Bande dessinée :

Une étude en gris de Arnaud Percheron et Christophe Colin : Je n'ai pas vraiment accroché à ces planches qui revisitent l'origine de Sherlock Holmes en donnant une nouvelle explication - vaguement steampunk - au mythe. Le clin d'œil est amusant, mais il manquait quelque chose pour m'emballer. Le dessin, pourtant de qualité, ne m'a pas paru adapté au format ou au noir et blanc.


samedi 22 mars 2014

Tous les Zines se socialise

Le site Tous les Zines SFFF a désormais son pendant sur Facebook. En plus de reprendre les posts du blog, à savoir les dernières sorties de périodiques d'imaginaire, la page Facebook distillera des news en plus : infos sur l'organisation et la création des magazines, appels à textes, previews de couvertures etc.

Rendez-vous par ici. N'oubliez pas de contribuer, partager, suivre et aimer la page pour la faire vivre !

jeudi 20 mars 2014

356 796 signes et un point

Un point final, pour mon projet de roman. 356 796, si j'ai bien saisi, c'est entre le petit roman et le roman moyen. J'ai répondu à la demande d'un éditeur pour ce texte qui doit s'intégrer à un univers existant et reprendre l'un des personnages (que j'ai pu choisir), d'une saga fantasy existante. Si j'ai rejoint le style axé divertissement de la ligne éditoriale, j'avais quasiment les mains libres pour le reste. Je ne peux encore rien révéler si ce n'est quelques éléments en vrac : il y aura du loup-garou (mais pas façon bit-litt urbaine, on est dans un Moyen Age alternatif), il y aura d'autres créatures aussi, il y aura la mer et la montagne et même la ville, mais encore des jeunes filles éventrées, des amours déchirés (littéralement), des secrets dans les sous-sols d'un fort, des combats dans des cages, et à la fin, il y a même un lapin pourri. Le tout reste sur le mode action / aventure, 100% divertissement.

Le manuscrit décante. A la place, il y a un gros vide, que je vais sûrement combler en repartant sur des nouvelles ou d'autres projets d'écriture. Dans quelques semaines, phase de bêta lectures et corrections. Présentation à l'éditeur cet été. Si le texte est validé, il pourrait sortir fin 2014.

A suivre.

lundi 3 février 2014

Frontières, le quatrième

Elle a eu son temps de gestation, mais elle a fini par sortir. La revue Frontières publie aujourd'hui son quatrième opus, toujours classieux et qualitatif.

Cette fois j'y ai participé avec une chronique, celle de Décadence, le premier roman de Sylas, mais aussi en ayant préparé les deux dossiers : l'interview d'une libraire spécialiste de la SFFF et le sujet sur les coulisses du tournage d'un court-métrage post-apocalyptique : La Fin.

Mais il y a tout plein d'autres choses à découvrir dans cette revue en ligne et gratuite, notamment deux superbes nouvelles de Sébastien Juillard (Mémories of Red) et M'Isey (Menrel-Ha).

Cliquez ici pour la lire directement, ou visitez le site officiel.


dimanche 12 janvier 2014

Tous les zines SFFF

http://tousleszines.blogspot.fr/Voilà un moment que l'idée me trottait dans la tête. Il y a tant de petites revues, de webzines liés à la littérature SFFF qu'on finit par en oublier, qu'on laisse passer des numéros qui auraient pu être passionnants, des nouvelles inédites d'auteurs que l'on apprécie.

Les recensements qui existent sont souvent sous formes de listes, pas facile à consulter. Ils évoquent souvent des revues arrêtées depuis des années. Un véritable cimetière qui rappelle combien le monde du magasine est précaire.

Je lance donc un nouveau blog. Le but est simple, montrer les derniers numéros de chaque zine SFFF avec son sommaire, dans une présentation la plus claire et facile d'utilisation possible.
C'est encore en chantier, je crée d'abord une base avec les derniers numéros des revues que je trouve. Ensuite, ce sera mis à jour à chaque sortie récente. N'hésitez pas à contribuer si vous trouvez des supports auxquels je n'ai pas pensé.

Il faut juste cliquer ici.

mercredi 8 janvier 2014

Citriq : pour les gouverner tous

http://citriq.net/Je viens de découvrir le réseau Citriq. Et je trouve l'idée remarquable. Au lieu d'être un énième site de chroniques, Citriq va au contraire mettre en réseau toutes les critiques existantes ( beaucoup d'imaginaire, mais pas que). D'abord sur son site : pour chaque livre recherché, on vous propose des liens vers plusieurs avis (bloggeurs, sites etc).
Mais la formule va plus loin. Les inscrits sur Citriq ajoutent leurs critiques et reçoivent en échange un petit code html à placer dans leurs sites propres. Ce code va lister automatiquement les liens vers les autres critiques du bouquin en question. Bref, une toile tissée à l'intérieur de la toile.

Pour mieux saisir : le site de Citriq

Et mon blog ImaginR, sur lequel vous constaterez, pour chaque bouquin, des liens vers d'autres avis. Et ce qui est formidable, c'est qu'avec le code, ces liens se mettent à jour tout seuls.

Amis blogueurs et chroniqueurs, inscrivez vous. En plus d'apporter une amélioration à votre contenu, Citriq améliore votre référencement dans les moteurs de recherche.

dimanche 5 janvier 2014

AOC n°30

Aventures Onirique et Compagnie publie pour sont trentième numéro les lauréats du concours Visions du Futur 2013. Un petit avis sur les textes, en passant :

Mamie Lucie de Milora (accessit) : Cette histoire nous plonge dans l'esprit d'une vieille dame qui perd la mémoire. L'écriture est superbe et je n'ai jamais lu la vieillesse aussi bien rendue, froide et terrifiante, que dans ces pensées troublées au sein d'une maison de retraite. L'aspect fantastique, une histoire de pacte magique, reste ténu.

L'Alif, de Morrad Benxayer (accessit) : une histoire de quête existentielle sur fond de trip hallucinatoire à base de drogue et de secte orientale New Age à travers un voyage en Inde. J'ai eu un peu du mal à accrocher au récit, même si le discours de la secte est bien rendu et que le doute permanent est plutôt habile : escroquerie ou fantastique ?

Point de fuite d'Arnaud Cabanne (deuxième prix) : une nouvelle post-apocalyptique dans un Paris ravagé où les survivants sont devenus cannibales. La nouvelle raconte le parcours d'un jeune homme accompagné de son père, chassant l'humain pour se nourrir. L'écriture est juste et la nouvelle se clôt par un joli twist final.

Dark Rocks de Marc Oreggia (premier prix) : ce récit d'attaque alien est assez peu conventionnel, puisque le héros est un vieux maghrébin ayant survécu aux guerres mondiales. Alors que sa maison de retraite est évacuée et que les humains sont massacrés par les Hydres, d'immondes insectes qui dévorent tout sur leur passage, il tente d'organiser sa survie. Si j'ai eu du mal à accrocher aux premières pages, j'ai ensuite plongé dans l'histoire et les descriptions particulièrement trash des tueries. Le gore est maîtrisé, jamais gratuit, mais glaçant et horrifiant. Cette nouvelle mérite son premier prix.

mercredi 1 janvier 2014

Dimension Système Solaire

En 2014, j'aurai la chance de voir un de mes textes au sommaire d'une anthologie de Rivière Blanche, dans la prestigieuse collection Fusée (ces "Dimensions" qui reprennent l'ancienne collection de Fleuve Noir).
Il s'agit de Dimension Système Solaire, dirigée par Arnauld Pontier. Je parlerai plus tard de ma nouvelle - l'anthologie pourrait sortir pour l'été 2014 - mais il s'agit d'un texte à l'origine prévu pour l'anthologie avortée Dimension Mars. Rien n'était plus frustrant que de se voir enfin accepté dans une grosse antho pro pour apprendre, près de deux ans plus tard, que l'ouvrage était annulé...
En la soumettant au nouvel appel à textes pour Système Solaire, j'ai eu la chance de la voir retenue une seconde fois, et dans la même collection !

Dimension Système Solaire, c'est 29 nouvelles qui évoquent une vingtaine de corps célestes de notre système solaire. On y retrouve des auteurs débutants, d'autres plus confirmés, certains bien connus de la blogosphère.

L'image est le projet de couverture.

A suivre...