dimanche 22 octobre 2017

Fabriquer un échiquier avec ce qui traîne à la maison

Après la bibliothèque façon Do It Yourself, voilà l'accessoire complémentaire indispensable au bouquins (manquera quand même le verre de whisky et le cigare), un échiquier taille salon. C'est plus sympa que le machin pliant de voyage, mais c'est horriblement cher, et je n'ai plus un rond. L'idée est donc de se faire un échiquier agréable, à défaut d'esthétique, sans le moindre investissement. Me voilà en train de remuer les affaires de la cave pour dénicher de quoi s'énerver un dimanche. Si ça vous tente, voici la marche à suivre.

1 - Découpe d'un carré de 50 x 50 cm dans une planche de contreplaqué qui traîne. Si comme moi vous n'avez qu'une scie à métaux, prévoyez une petite éternité.


2 - On divise en 10 rangées et colonnes pour faire des cases de 5 cm de côté. On oublie les colonnes périphériques pour ne garder que les 8 colonnes centrales, avec donc 64 cases. Cela permet d'avoir un chiffre rond et un bord de plateau. De plus il paraît que les cases de 5 cm sont un standard pour les jeux de salon et la compétition, avec pas mal de jeux de pièces compatibles.


3 - Après avoir hésité entre la pyrogravure tremblotante au fer à souder et la peinture qui bave, j'ai opté pour le vinyle. Il me restait des dalles grises adhésives premier prix et un vieux rouleau de matière blanche type lino. J'avais déjà utilisé ce genre de matière comme sous-main, ça donne un effet souple, vaguement cuir, plutôt agréable. J'y découpe au ciseau mes cases de 5 x 5 cm.


4 - Collage des cases avec un fond de tube de mastic. Au passage, c'est du Bostik 117 Conditions Extrêmes, je me sers de ce truc pour absolument tout depuis des années, je n'ai rien trouvé de plus solide et efficace, sauf peut-être le scellement chimique.


5 - Pour donner un cadre à l'échiquier, j'ai collé les bordures en mousse des dalles de garage en puzzle, qu'il reste toujours après l'assemblage d'une surface. J'étais sur le point de les jeter. Puis petit coup de ponçage pour chanfreiner les bords du plateau.


6 - Je n'ai qu'un set d'immondes pièces en plastique, mais c'est jouable, et enfin assez grand. Et si on prend la photo d'assez loin on voit moins les petits défauts de découpe...


dimanche 25 juin 2017

Il ne ferme jamais les yeux

Me voilà une nouvelle fois publié dans une anthologie des éditions Dreampress, spécialisées dans l'horreur, après un passage dans Ténèbres 2015 avec Le spot de la mort et Moisson d'Epouvante Vol. 3 avec Derrière les yeux, le père.
Cette fois je publie dans Ténèbres 2017 ma nouvelle Il ne ferme jamais les yeux, aux côtés d'auteurs traduits et de quelques collègues francophones.
Pour la première fois je tente le thème de la possession, et en même temps c'est un texte assez personnel avec quelques éléments entendus ou vécus.

La mère de Michael s'isole dans cet appartement à bas prix d'une barre d'immeubles, avec son enfant qui n'est plus vraiment le sien. Plus depuis qu'il semble avoir absorbé l'esprit qui hantait le logement. Plus depuis qu'il soulève des formes sous la moquette et qu'il répand le mal autour de lui. Mais est-ce une raison pour ne pas le soutenir ?

Une anthologie à se procurer en cliquant ici


Le sommaire complet :

La révolte des jouets gonflables par Robert Essig (Traduction : Clotilde Landais)
Il ne ferme jamais les yeux par Phil Becker
Les loups de Vimy par David Jón Fuller (Traduction : Sabine Sur)
La terreur du village par Sylvain Lamur
Monstres par Jeff Carlson (Traduction : Sabine Sur)
Tant que ça reste en famille… par Jean-Marc Sire
Derrière les thuyas par Olivier Caruso
Mémoire et grimoire par David Gibert
De l’autre côté du miroir par TLDorian (Traduction : Nadège Gayon-Debonnet)
Creuser les morts par Jean-Pierre Favard
La servante de l’aswang par Samuel Marzioli (Traduction : Anne Escaffit)
Dernier baiser par Pascal Sacré
L’enfant des terres par Natalia Theodoridou (Traduction : Muriel Georges)
Hulotte par Élodie Beaussart
Des joueurs et des pions par Erwan Bargain
Passage en caisse par Alexandre Ratel
Syndrome de Stockholm par Marilyn Bouchain
Autopsie d’une rencontre par Dola Rosselet
De quoi avez-vous besoin ? par Milo James Fowler (Traduction : Christophe Cuq)
De becs et de chair par George Cotronis (Traduction : Céline Le Vu)
L’église sur l’île par Simon Kurt Unsworth (Traduction : Nathalie Serval)

mercredi 3 mai 2017

Ganiagwaihegowa


L'anthologie Animaux Fabuleux vient de paraître aux éditions Sombres Rets. J'y publie avec bonheur ma nouvelle post-apocalyptique Ganiagwaihegowa. Le récit se déroule dans le même univers que celui de ma nouvelle Fleurs de Lune, parue dans Fiction n°20. C'est la première fois que j'écris deux textes se situant dans un même contexte.

Le Ganiagwaihegowa, c'est un ours mutant légendaire que les zonards qui survivent dans un monde devenu aride chassent pour la gloire. Mais pour Samir, Richard et Quentin, c'est plutôt mal parti, entre la panne sèche, un improbable couple de fermiers et une situation qui se dégrade d'heure en heure...



Tous les auteurs au sommaire : Emmanuel Ardichvili, Phil Becker, Florian Bonnecarrère, Marie Czarnecki, Frédéric Darriet, Aurélie Genêt, Anne Goulard, Bleuenn Guillou, Tepthida Hay, Delphine Hédoin, Ophélie Hervet, C.D. Inbadreams, Thibault de Lambert, Pascaline Nolot, Sylwen Norden, Virginie Perraud, Florian Petit, Jean-Marc Sire et Eric Vial-Bonacci.


Un petit mot de Tepthida Hay - auteur sur l'antho - à propos de Ganiagwaihegowa, publié dans une chronique de l'anthologie sur Facebook : Du post-apo qui revisite des themes médiévaux : un mélange détonnant qui fonctionne à 100%. Les personnages sont dépeints tout en nuances dans un monde très dur. (Je commence à me demander si je n’adore pas ça, en fait, le post-apo…:)

lundi 27 février 2017

AOC n°43

Un petit mot des nouvelles du très bon Aventures Oniriques et Compagnie numéro 43 :

Le chemin vers Shambhala de Tesha Garisaki : dans cette fable fantastique, deux marcheurs dans l'Himalaya s'efforcent de retrouver la mythique cité Shambhala. Le jeune moine muet les aidera-t-il ou les perdra-t-il ? Un très beau texte, dépaysant et rafraîchissant. Parfait pour entamer un AOC !

Le paradoxe, de Florent Naud : Un texte initiatique très bien écrit où un jeune homme est entraîné par son vieux voisin vers une base secrète abritant un artefact extraterrestre. Dommage que la fin soit un peu abrupte et avare en réponses !

Dans le creux des méandres, de Micromensil : un texte tout en émotion sur un enfant qui attend le retour de sa mère à l'orée d'un village enneigé, qui semble coupé du monde. Le flou volontaire sur le contexte m'a un peu distancié du récit, fort beau par ailleurs.

Pagaille sur Valence, de Laurent Dols : un texte de science-fiction léger où un émissaire humain est envoyé sur une planète où sont exploitées des espèces extraterrestres. Le ton est agréable et je suis assez fan du genre planet-opéra, même si cette nouvelle ne révolutionne pas le concept.


Cet AOC rassemble ensuite les trois vainqueurs des matchs d'écriture organisés aux précédentes Imaginales. Seule remarque, les auteurs sont cités à la fin, par leurs seuls prénoms, et sans qu'on sache qui a écrit quoi. Dommage.

Les deux premiers textes sont tout simplement mes coups de cœur du volume. Le conteur des étoiles évoque avec brio et humour le destin d'un surhomme aux pouvoir un peu trop grands. L'écriture est juste excellente.
Réparer ses erreurs... ou pas, est une nouvelle où deux magiciens - ayant fusionné depuis - ont commis l'irréparable sur les lois de la physique. Très drôle et très bien écrit !
Pour finir, dans Jeu de Hasard, un humain est enlevé sur une planète alien pour y être consommé. Le texte se lit là encore avec beaucoup de plaisir.

Les illustrations sont signées Jean-Michel Prats, Thibaut Lehuédé, Jubo et Eric Faure-Brac, avec une couverture de Leon Tukker. Coup de cœur pour le dessin tout en précision d'Eric Faure-Brac !


dimanche 5 février 2017

Brins d'Eternité n°45

Voici un petit avis sur les nouvelles du périodique canadien Brins d'Eternité n°45, paru fin 2016.

La malédiction d'Iris, de Karine Raymond : J'ai d'abord cru à une nouvelle post-apocalyptique, quand on voit cette jeune fille embarquée avec ce groupe isolé qui ont tout l'air de survivants. L'écriture est très belle et immersive. Le style m'a rappelé à la fois Gueule de Truie de Justine Niogret et Au nord du monde de Marcel Theroux. Il s'avère au final qu'il s'agit davantage d'un mouvement sectaire - sur lequel règne un certain flou - que de survivants. Les hommes s'efforcent de rendre leur fertilité aux femmes qu'ils dominent, et l'élément fantastique intervient quand la malédiction s'inverse et que ce sont eux qui se retrouvent enceints. Même si j'ai le sentiment de ne pas avoir toutes les clefs, c'est un texte superbe et prenant.

Esprits du lac, d'Annabelle Blangier : Cette nouvelle fantastique et initiatique évoque le parcours d'adolescents qui bravent l'interdit de leur village en allant découvrir un lac interdit. Le suspense est très bien amené, d'autant que l'on s'attend à tout instant à une explication rationnelle à propos du lac, sauf que... Lisez la nouvelle pour en découvrir le fin mot !

Les dangers potentiels du vermicompostage, d'Hélène Laforest : Une histoire qui démarre comme une romance homosexuelle et finit dans le fantastique glauque, non dénué d'humour, avec cet homme qui, suite au passage de son amant, voit quelques transformations dans son bac à compost. Un beau virage à 180° et surtout une idée très originale !

Cancer urbain, de Dorian Lake : Une enquête policière menée par un accusé à tort, qui tente de retrouver une jeune femme qui n'est peut-être pas aussi morte qu'elle veut bien le faire croire. L'aspect policier hard-boiled est très bien rendu, mais le contexte science-fictif situé dans futur proche et totalitaire n'apporte à mon sens rien à l'intrigue. Il semble que la nouvelle appartient à un univers plus large à peine esquissé ici. Un bon moment de lecture, cela dit.

Les portes mystérieuses, de Daniel Sernine : Deux amies canadiennes, en voyage à Paris, font face à d'étranges coïncidences. L'écriture de Daniel Sernine est agréable, mais j'ai eu un peu de mal à accrocher à ce texte. J'ai eu le sentiment que l'élément fantastique arrivait trop tardivement dans le récit, sans avoir eu le temps de réellement se développer.

Et bien sûr, cet opus de Brins d'Eternité comprend également critiques, articles et illustrations.
Voir le site officiel






dimanche 15 janvier 2017

Des extraits de "Vous avez une mission" lus à la radio

Jean Rifa, chroniqueur pour France Bleu Roussillon, a présenté mon roman Vous avez une mission à la radio et a lu quelques extraits (un peu remaniés pour la radio). Voici les trois enregistrements mis bout à bout :